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« Il ne bougeait toujours pas mais vomissait à présent un liquide jaunâtre qui s'évaporait au fur et à mesure qu’il sortait de sa bouche. Les yeux écarquillés, je me réfugiai derrière les formules abracadabrantes de mes aïeuls. Des questions infinies sans réponses précises se bousculèrent dans mes méninges sans jus humain. Qui est-il ? songeai-je à côté du monstre que la métamorphose subite d’Akmar avait généré. Mais j'avais si bien appris mes leçons de Kizoumbou que ma seule ressource était d'appeler les grands esprits à mon secours. Akmar, si j’ose l’appeler encore de la sorte, fit un pas pesant en ma direction et me dit d’une voix très grave qui emplit le vide d’un immense écho sans horizon (…) ; ainsi se poursuivit l’intrigante narration d’un revenant sur terre, dont la mission ambiguë nous laissera sur notre soif. »
Né à Lomé au Togo, Kodjo Adabra, une licence et une maîtrise en sciences de gestion en poche, s’envole vers les États-Unis en janvier 2001. Pris dans le tourbillon des petits boulots à l’américaine comme bon nombre de ses camarades togolais, il finira par trouver son étoile dans la force de la solitude. Pour lui, l’écriture est une source inépuisable de richesse et constitue la seule voix que la nature humaine ne peut opprimer. Lancé par cet élan vers l’expression sans frontière, Kodjo Adabra retournera sur les bancs universitaires et obtiendra un Master en littérature à la North Carolina State University en décembre 2006. Il travaille actuellement sur un doctorat en sociolinguistique à l'université de Tennessee. Après sa publication de L’Exilé, une fiction réaliste engagée, en septembre 2007, il décide d’écrire cette fois-ci une pure fiction dont le message en métaphore est un appel de conscientisation à l’humanité tout entière. Professeur de français aux États-Unis, il dédie ce roman à sa propre âme après son existence et aux esprits humains avides de curiosité.
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